Espace Naturel Sensible de la Grande prairie d’Aubrac


L’ENS, d’une superficie de 73 hectares, est riche de curiosités naturelles et patrimoniales (zones tourbeuses, faune et flore remarquables, multitude de milieux et vestige d’un ancien Monastère Hôpital,…).
Dans le cadre de la politique départementale des ENS, en 2009 le Jardin botanique s’est engagé dans un projet de mise en valeur des patrimoines naturel et culturel, de sensibilisation et d’étude de la Grande prairie d’Aubrac.



Résultat d’une pratique pastorale historique remontant au début du moyen-âge, voire au néolithique, la Grande prairie d’Aubrac constitue un milieu ouvert de moyenne montagne exceptionnel, notamment par sa richesse floristique et faunistique, qui présente l’originalité des pelouses d’altitude tant d’estives que de
prairies fauchées.
Mais la fragilité de ce milieu demande à être mieux connue car son maintien dépend de la poursuite d’une transhumance de masse et d’une action de sensibilisation des nombreux publics qui traversent ce milieu, notamment sur les plantes protégées et menacées.
Vous qui parcourrez cet espace, respectez-le et protégez le en adoptant une attitude responsable :

Les stagiaires
D’avril à juillet, Célia BODIN étudiante en « CPES Sciences de la transition écologique et sociétale » à Tours et Rafaël OMBBRET étudiant en « BTSA Gestion et Protection de la Nature » à Saint-Chély-D’apcher, se sont succédé sur un stage destiné à l’étude d’habitat et la reproduction du Semi-apollon (Parnassius mnemosyne) sur l’Espace Naturel Sensible Grande Prairie d’Aubrac. Le stage se déclinera en différentes missions :
Le stage se déclinera en différentes missions :
• Recherche et cartographie des sites de présence des plantes hôtes (espèces du genre Corydalis)
• Recherche de chenilles sur les sites propices
• Recherche et étude d’individus adultes
Objectif du stage :
Étudier l’habitat et la reproduction du Semi-apollon sur l’ENS Grande Prairie d’Aubrac afin de pouvoir préserver l’espèce sur le site.
Zoom sur l’espèce :
Espèce quasi-menacée d’extinction en France et en Europe, le Semi-apollon n’est plus présent que dans une vingtaine de départements français. Son déclin est principalement dû à l’abandon du pastoralisme traditionnel, au surpâturage, au remplacement des prairies de fauche montagnardes par des cultures intensives, à l’enrésinement et au gyrobroyage des lisières forestières.
Les pratiques agricoles perpétuées depuis de nombreuses années sur le plateau de l’Aubrac sont propices et favorisent la présence de l’espèce.
Perspectives :
Dans le cadre du suivi de l’espèce, les protocoles seront réitérés dans quelques années afin d’observer la dynamique que suivent les populations de Semi-apollon sur le site.
En savoir plus sur le Semi-apollon :



